La crème du linge de maison
Michèle et Manon, une mère et sa fille. Chez les Masarin, on est mordues de tissus. La première mitonne des couleurs sur mesure, d'instinct, en inventant des procédés de teintures (Le comptoir des Teintures*, c'était elle). La seconde, styliste-modéliste, affiche une science du textile glanée chez Givenchy, où elle était responsable Haute couture. Ça commence bien.
Ensemble, entre Lyon et Paris, elles ont lancé Maison Masarin, la crème du linge de maison brut et naturel. La petite entreprise familiale ne jure que par le fait à la main, l'artisanat. Quant au lin, il pousse en Normandie, avant d'être tissé dans les Vosges, en partie sur les métiers d'une ancienne manufacture**, pour vivre une nouvelle vie de drap, nappe, rideaux, housse, d'édredon... Outre les teintes si vivantes, voilà la différence : un savoir-faire à l'ancienne ressuscité et un grammage généreux, 240 grammes, soit près du double de l'ordinaire. D'où des étoffes enveloppantes, moelleuses, avec de la tenue. Et sans chimie. Seul traitement reçu par les fibres : le lavage. Basta. Vu que le tiers de l'existence se passe au lit, sans compter les heures de lecture, de séries-scrolling sur le canapé, on se dit que notre épiderme le mérite bien.
Maison Masarin - linge de maison, de table, de lit en lin brut et haut de gamme
En vente ici et chez Soleil d'octobre à Lyon 1er. Photo tablée @annamalmbergphoto
* aujourd'hui cédé
* une exclusivité, svp